Publications




16/03/2018  

Antonios Vlassis, Recension de l'ouvrage : "Gilbert Gagné, The Trade and Culture Debate: Evidence from US Trade Agreements", Revue québecoise de droit international, n°30.1, 2017.



20/10/2017  

Sebastian Santander, Compte rendu de The BRICs and Beyond : The International Political Economy of Emergence of a New World Order, Li Xing, 2014, Farnham, Routledge, 246 p., Revue Études internationales, vol. XLVII, n°4, 2016.


Référence complète :

Sebastian Santander, Compte rendu de The BRICs and Beyond : The International Political Economy of Emergence of a New World Order,  Li Xing, 2014, Farnham, Routledge, 246 p., Revue Études internationales, volume XLVII, n° 4, décembre 2016, pp. 467-469.


05/09/2017    

New Publication: S. Santander, G. Muller, J-C. Defraigne, K. Raube and J. Wouters, "The EU-Latin American Strategic Partnership: state of play and ways forward", European Parliament, July 2017, 87 p.


Title : "The EU-Latin American Strategic Partnership: state of play and ways forward"

Intitulé : "Le partenariat stratégique UE-Amérique latine: état des lieux et perspectives"

Santander, Sébastian mailto [Université de Liège > Département de science politique > Relations internationales >]

Müller, Gustavo mailto [KU Leuven > Leuven Centre for Global Governance Studies > > >]

Defraigne, Jean-Christophe mailto [Université Saint-Louis - Bruxelles > > > >]

Raube, Kolja mailto [KU Leuven > Leuven Centre for Global Governance Studies > > >]

Wouters, Jan mailto [KU Leuven > Leuven Centre for Global Governance Studies > > >]

juillet 2017

Parlement Européen 

Policy Department, Directorate-General for External Policies, EP/EXPO/B/AFET/FWC 2013-08/LOT 4/05

87

Oui

Bruxelles

Belgique

[en] Latin America EU ; partnerships

[en] By looking at the current social, economic and political trends in Latin America and the Caribbean and at recent developments in the EU’s relation with the region, this study explores windows of opportunity for advancing the EU-Latin American strategic partnership. It is argued that, although asymmetries between Europe and Latin America might impact and diminish the bi-regional relationship, the EU is wellpositioned to play a more active role in Latin America by strengthening existing institutional links, such as the strategic bi-regional partnership between the EU and the Community of Latin American and Caribbean States (CELAC) and the Euro-Latin America Parliamentary Assembly (EuroLat). The study concludes with tailor-made recommendations in order to advance the EU’s engagement and cooperation with individual Latin American countries and with the region as a whole, both through traditional cooperative channels and through closer parliamentary links within the framework of EuroLat.

Chercheurs ; Professionnels du domaine ; Etudiants ; Grand public

http://hdl.handle.net/2268/213978

http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2017/578028/EXPO_STU(2017)578028_EN.pdf


31/10/2016  

Antonios Vlassis, "Bollywood et les limites du soft power indien", Telos, 27 octobre 2016.


 

L'essor économique formidable de l'Inde et son influence politique de plus en plus importante dans les affaires mondiales conduisent les analystes à s'interroger sur son statut et son positionnement international. A cet égard, l'analyse du soft power indien et plus concrètement de son industrie cinématographique demeure centrale, dans la mesure où plusieurs études voient dans Bollywood une partie de la puissance douce de l'Inde, un pôle concurrent de Hollywood, ainsi qu'un instrument du rayonnement international du pays. En 2009, Shashi Tharoor, ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement Singh, affirmait que « l'Inde devient une superpuissance grâce à son soft power, sa capacité de partager sa culture à travers le monde grâce à sa musique, sa technologie et Bollywood ». Dans la même veine, Narendra Modi, le nouveau Premier ministre, cherche dans ses voyages officiels à promouvoir les composantes du soft power indien - la musique Sufi, le yoga et Bollywood. Art industriel, art collectif, art de masse, art de la modernité, le cinéma est un instrument du soft power. Mais en s'interrogeant sur la place du cinéma indien dans le marché domestique et au sein du paysage cinématographique mondial on est conduit à relativiser l'hypothèse selon laquelle le cinéma est un élément incontournable du soft power de l'Inde.

En 2006, le cinéaste et spécialiste du cinéma indien Joël Farges nous rappelle - dans un ouvrage dirigé par C. Jaffrelot -  qu'il n'existe pas dans le monde de pays qui ait aussi vite et aussi totalement intégré une invention étrangère que l'Inde s'agissant du cinéma. Il est révélateur que, durant la période 2005-2011, la production moyenne de films en Inde s'élève à 1203, beaucoup plus que celle des États-Unis (757), de la Chine (432), du Japon (414), de la Russie (292) ou de la France (239). Il s'avère que la machine productive privée en Inde (producteurs, distributeurs et organismes financiers) aboutit à saturer les écrans nationaux. En salle, les films étrangers représentent à peine 10% de la fréquentation totale. À la différence d'autres pays asiatiques, tels que la Chine, la Corée du Sud et le Japon, les films indiens dominent entièrement le paysage cinématographique du pays. La part du film national dans le marché indien oscille annuellement entre 90% et 97%. D'ailleurs, les tentatives des majors hollywoodiennes de pénétrer le marché indien n'ont pour le moment que peu de résultats malgré la politique de libéralisation du pays engagée depuis le début des années 1990. À cela s'ajoute que toutes les sociétés majeures de production et de distribution du marché cinématographique domestique restent indiennes sauf une exception notable : Fox Star Studios, un partenariat entre la 20th Century Fox et la société indienne STAR, toutes les deux faisant partie du groupe de communication News Corporation. En outre, l'industrie cinématographique indienne se caractérise par une production en série nécessitant des ressources financières peu élevées. En 2006, le budget moyen d'un film indien est 0,1 million USD, alors que le budget moyen d'un film américain atteint 30,7 millions, celui d'un film britannique 11,6 millions, et celui d'un film français 7,1 millions. A cet égard, des grandes sociétés indiennes, telles que Yash Raj FilmsSun PicturesRed Chillies EntertainmentDharma, entendent progressivement investir des sommes considérables à la production des films. Cinq productions indiennes récentes - Prem Ratan Dhan Payo (2015), Dhoom (2013), Bang Bang! (2014), Happy New Year (2014), Kick (2014) - se sont alors dotées d'un budget supérieur à 20 millions USD. Cependant, ces montants restent largement moins élevés que ceux de grosses productions hollywoodiennes dont le budget moyen est estimé à plus de 120 millions USD.

D'un autre côté, le marché des films indiens hors du pays reste encore limité. Les films indiens sont notamment distribués dans des pays pourvus des communautés indiennes de la diaspora, tels que le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et le Canada. De plus, les films sont vendus dans des pays sensibles à l'esthétique et au contenu des films indiens, en Malaisie, Indonésie, Bahreïn, Thaïlande et aux Émirats arabes unis ou dans des pays, tels que la Chine et la Corée du Sud dont le marché cinématographique se trouve actuellement en pleine expansion. Toutefois, en 2014 les recettes en provenance du marché extérieur représentent que 7% des recettes totales du cinéma indien. De façon générale, en tenant compte de la production cinématographique de l'Inde, la place de son cinéma dans le marché cinématographique mondial reste marginale. En 2012, alors que la valeur des exportations des services audiovisuels de l'Inde atteint 303 millions USD contre 48 millions USD en 1998, les exportations de l'Union européenne (UE) s'élèvent à 6,2 milliards USD. À cela s'ajoute que les films d'auteur tiennent une place infime dans le paysage cinématographique indien et mondial. Durant la période entre 1955 et 2014, les films indiens n'ont réussi à remporter que quatre prix parmi les récompenses majeures des cinq grands festivals internationaux (Cannes, Venise, Berlin, San Sebastian, Locarno) : en 1957 Lion d'or en Venise ; en 1973 Ours d'Or en Berlin ; en 1981 Léopard d'or à Locarno et Ours d'argent en Berlin. A titre comparatif, sans aucun prix majeur jusqu'à la fin des années 1980, les films chinois en ont remporté 19 entre 1988 et 2014 dans les mêmes festivals.

Notre étude parue dans la revue Interventions économiques a nettement illustré quatre points : (i) la mainmise incontestable d'Hollywood dans le marché mondial des biens cinématographiques, et surtout dans certains marchés majeurs comme celui de la Chine ; (ii) l'écart écrasant entre le cinéma hollywoodien et les films indiens dans les marchés internationaux ; (iii) la faiblesse structurelle du cinéma indien de s'exporter ; (iv) la capacité restreinte des majors hollywoodiennes de pénétrer le marché cinématographique indien.

En l'occurrence, certaines initiatives récentes tendent à stimuler le potentiel du cinéma indien à l'étranger : d'abord, la création du Los Angeles-India Film Council en 2010 pour le renforcement de la production des films indiens aux États-Unis ; ensuite, en 2008 l'investissement de 550 millions USD de la société indienne Reliance - active dans le secteur des télécommunications - pour acquérir la moitié du capital de la société de production et de distribution DreamWorks ; enfin, depuis les dix dernières années, la signature des traités de coproduction audiovisuelle du gouvernement indien avec un grand nombre de pays développés (Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Espagne, Nouvelle-Zélande, Pologne) et des puissances dites « émergentes » (Brésil, Chine, Corée du Sud).

Pour conclure, d'une part, le marché cinématographique indien est impénétrable face aux tentatives des majors d'Hollywood et d'autres distributeurs étrangers. D'autre part, vu des particularités domestiques du cinéma indien, les films indiens sont très peu exportables. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le cinéma n'offre pas à ce jour à l'Inde un instrument de soft power et celle-ci ne cherche pas à le mettre au niveau de ses concurrents existants et potentiels, manifestant ainsi une exception indienne fondée sur ses particularités institutionnelles et culturelles.

Pour une analyse exhaustive, voir Antonios Vlassis, « Les puissances émergentes dans la bataille mondiale de l'attraction : Bollywood, vecteur du soft power de l'Inde ? », Interventions économiques, 55, 2016.

 

 


18/10/2016    

Madalina Sisu Vicari,"The EU’s external energy policy: How EU policy is shaped by energy security and relations with neighbouring producer and transit countries", ECPR, 8 September 2016


Authors Madalina Sisu Vicari Université de Liège 

Panel Energy Governance in the Eurasian Space: Economics and Materiality



Abstract

The paper seeks to provide deeper insights into the interplay between energy governance (energy cooperation between EU and neighbouring energy-producers and transit countries), economics (relations with energy producers, transit countries, energy suppliers) and materiality (internal energy market, supply routes, physical infrastructure) in the formation of the EU's external energy governance. Energy security is a multi-dimensional concept, "highly-context dependent" (Kruyt et al 2009), whose conceptualization is determined by the type of stakeholders which it addresses (supranational actor? producer-, transit- and consumer country), and whose interconnected dimensions are shaped by the stakeholders' aims and policies, and subsidiary by the nature of the markets. Earlier, the preoccupations related to the EU's energy security concerned the security of oil supplies. Beginning with the 2000s, the EU's dependence on external gas supplies started to be taken into consideration in the assessment and conceptualization of the EU's energy security and several years later it turned into its main concern (EC 2006). The Ukrainian gas crises of 2006 and 2009 raised awareness of the necessity to establish the EU's external energy policy, which initially was aimed at "strengthening the external dimension of the EU energy market" (EC 2010). In 2011, other goals were added: market integration with neighbouring states, diversification of supply sources and routes and partnerships with external energy suppliers (EC 2011). The annexation of Crimea and the Energy Union's creation were two key factors promoting the revival of the EU's external energy policy, considered now the "external dimension of the Energy Union" (Council of EU 2015). Based on the analysis of policy and soft legal documents and official data, this study (i) provides an assessment of the conceptualization of the EU's energy (in)security; and (ii) determines that the security of supply, along with the need for diversification of energy sources and routes are key-elements which shape the conceptualization of the EU's energy security, due in part to some Member States' overreliance on Russian energy supplies and also the incomplete Internal Energy Market of the EU. In a second step, the paper analyses how the development of the EU's external energy policy revolves around the security of supply, diversification of energy sources and routes and how the EU has engaged with its neighbouring energy producer- and transit countries. The focus is placed on transit countries Turkey and Ukraine and producer countries Azerbaijan and Turkmenistan. Finally, the paper investigates (i) the development of the EU's foreign policy instruments, namely the strategic energy partnerships, dialogues, bilateral and multilateral diplomatic initiatives, and the extension of the acquis communautaire established in the energy cooperation with these four countries; and (ii) the main challenges that lie ahead for the EU's energy cooperation with the four. The study will demonstrate that security of supply and diversification of energy sources and routes, along with EU's energy cooperation with Ukraine, Turkey, Azerbaijan, Turkmenistan play a significant part in the shaping of the EU's external energy policy.

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21/01/2016  

Liridon Lika, Sebastian Santander. Compte rendu de The EU’s Foreign Policy : What Kind of Power and Diplomatic Action ?, M. Telò, F. Ponjaert (dir.), 2013, Farnham, Ashgate, 248 p., Revue Études internationales, vol. xlvi, n° 2-3, 2015.


Référence complète :

Liridon Lika, Sebastian Santander. Compte rendu de The EU's Foreign Policy : What Kind of Power and Diplomatic Action ? de Mario Telò et Frederik Ponjaert (dir.), 2013, Farnham, Ashgate Publishing Limited, 248 p., Revue Études internationales, volume xlvi, n° 2-3, juin-septembre 2015, pp. 352-354.


29/09/2015  

Antonios Vlassis, "La Convention sur la diversité culturelle et le numérique: du constat à l'action", Chronique Culture, commerce et numérique, 10(7), 2015, pp. 5-7.


Résumé analytique

Le numéro de cette rentrée traite des nouveaux enjeux de l'économie collaborative en questionnant la culture du partage et de la gratuité et ses défis à l'heure de la multiplication des échanges et du partage des biens et contenus culturels en ligne. Nous analysons dans un premier temps le phénomène de l'économie du partage et ses implications en termes de régulation publique. Ensuite, Antonios Vlassis nous livre un compte-rendu des débats de la dernière Conférence des Parties à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (CDEC) en analysant précisément les enjeux liés au numérique et en décortiquant les prises de position exprimées par différents acteurs. Nous soulignons également dans ce numéro le lancement par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) d'un fonds francophone pour l'innovation numérique (FFIN) visant à soutenir et à accompagner l'intégration des pays en développement (PED) francophones dans l'économie numérique mondiale à travers des initiatives ciblant les jeunes, les femmes et les gouvernements de ces pays. Nous relayons aussi les appels à projets lancés par la ville de Québec conjointement avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec en matière de développement de projets culturels numériques. Par ailleurs, il est question dans ce numéro du nouveau revirement juridique dans une guerre des brevets de design que mène Apple contre Samsung depuis quelques années et dont les récents dénouements semblent tourner à la faveur du géant coréen. Nous en profitons également pour annoncer l'organisation par le Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) d'un colloque international « Cultures, Sociétés et Numérique » les 15 et 16 octobre prochains à Montréal. Le bulletin s'achève sur un rappel des temps forts ayant marqué le succès de la dernière édition de l'école d'été « Commercer dans un monde multipolaire », co-organisée par l'UQAM et l'École nationale d'administration publique (ENAP) en partenariat avec l'OIF.

Bonne lecture.

 

 


01/06/2015  

Ileana Daniela Serban, "EU-Latin American Cooperation: An Affair of One?", Atlantic Community, May 29, 2015.


The European Union portrays itself as a global actor, but there are still regions in which EU policymakers have not created strong partnerships. Latin America is one of these neglected regions. Progress on the relationship between Latin America and the EU has gotten lost somewhere in all of the rhetoric, and concrete objectives have fallen by the wayside. A summit of EU and Latin American leaders in Brussels is an opportunity for the EU to renew its efforts and get a seat at the Latin American table.


Ileana Daniela Serban is a PhD Researcher at the University of Warwick and a Research Fellow at the University of Liege, the CEFIR Center and the King Baudouin Foundation. She has previously worked in the European Parliament and in academia.


12/05/2015    

Antonios Vlassis, "L'Union européenne et les expressions culturelles à l’ère numérique : l’intégration négative par défaut ?", Chronique Culture, commerce et numérique, vol.10(4), mai 2015, pp. 6-9.


Résumé analytique 


Ce numéro traite d'un certain nombre de chantiers réglementaires que la Commission européenne est appelée à réformer. En premier lieu, il est question des accusations européennes contre Google, avec les griefs d'abus de position dominante et de non-conformité aux règles antitrust. Nous examinons ici les causes profondes de l'hostilité du front européen « anti-Google » sous l'angle d'une analyse des rapports de force et des enjeux de souveraineté numérique. En deuxième lieu, Antonios Vlassis présente une réflexion critique sur le projet de réforme du droit d'auteur en Europe et les tensions que ce projet suscite au sein du milieu culturel européen. Dans un troisième temps, nous analysons les implications de la stratégie européenne du « marché unique numérique » sur les domaines de la culture et du commerce. Enfin, nous partageons quelques tendances positives et des exemples de bonnes pratiques faisant du livre numérique un moyen d'accès privilégié à la culture, principalement en Amérique latine et en Afrique.

Bonne lecture.  


12/03/2015  

Antonios VLASSIS, "La culture dans l'agenda post-2015: de la mobilisation internationale à l'inclusion modeste", Chronique Culture, commerce et numérique, vol. 10(2), mars 2015, pp. 2-4.


Résumé analytique

Le numéro de mars fait le point sur un ensemble de sujets et de débats d'actualité, portant notamment sur l'équilibre et l'équité dans les récents Accords de partenariat économique ainsi que de la place à accorder aux échanges de biens et services culturels dans les enjeux actuels du commerce mondial, de l'aide au développement et de la régulation des télécommunications. Dans un premier temps, Antonios Vlassis, chargé de recherches au Center for International Relations Studies (CEFIR) de l'Université de Liège et chercheur associé au Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM-UQAM), nous livre une analyse sur la prise en compte de la culture dans l'agenda de développement post-2015. Dans un deuxième temps, nous examinons l'Accord de Partenariat Économique (APE) entre l'Union Européenne et l'Afrique de l'Ouest, en cherchant à comprendre pourquoi cet Accord fait l'objet d'aussi vives critiques de la part de la société civile internationale et en quoi son application serait préjudiciable pour les économies des pays africains. En troisième lieu, ce numéro présente les dernières tendances du marché des biens culturels en France, un marché marqué par une régression en lien avec la baisse des dépenses des ménages en matière de consommation de biens culturels physiques. Par la suite, nous traitons de la problématique de la contribution des géants du Web au financement de la culture, en passant en revue les différentes mesures, parfois controversées, prises par des gouvernements européens pour taxer les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon...sans oublier Netflix). Enfin, nous terminons ce numéro par la réglementation historique qui vient d'être adoptée aux États-Unis en faveur de la neutralité du Net et les répercussions qu'auront ces nouvelles règles sur les différentes parties prenantes.

 

 


15/01/2015  

Antonios VLASSIS, "Diversité des expressions culturelles: retour du politique", Chronique Culture, commerce et numérique, édition spéciale, janvier 2015.


 

Résumé analytique

Cette édition spéciale aborde les enjeux actuels de la mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles (CDEC) à travers une analyse des questions discutées lors de la 8ème session du Comité intergouvernemental de la CDEC.

À cet égard, nous revenons dans un premier temps sur l'impact normatif de la CDEC et sur la question des rapports périodiques des Parties à la CDEC. Dans un deuxième temps, nous traitons du débat autour de la mise en œuvre du Fonds international pour la diversité culturelle et des articles 16 (Traitement préférentiel) et 21 (Concertation et coordination internationales), ainsi que de la question de l'adaptation de la CDEC aux défis des technologies numériques.

Les interventions des participants lors de la session du Comité et le caractère du débat nous révèlent le retour du politique dans la CDEC, à savoir que l'étape actuelle de sa mise en œuvre implique nécessairement des divergences et des conflits politiques, vu l'importance économique, sociale et culturelle des questions traitées. Un tableau récapitulatif des principaux événements qui ont marqué 2014 vient compléter ce tour d'horizon.

Bonne lecture.

 

 

Page mise à jour le 19/04/2018