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14/02/2018  

Martine Colette Mvengou Cruzmerino, « Le phénomène interrégional dans le Global South: quel cadre conceptuel pour une réalité empirique plurielle ? Le cas du dialogue afro-sud-américain », CEFIR Working Paper, N° 4, février, 2018, pp. 1-16.


Nouvelle publication: Martine Colette Mvengou Cruzmerino, « Le phénomène interrégional dans le Global South: quel cadre conceptuel pour une réalité empirique plurielle ? Le cas du dialogue afro-sud-américain », CEFIR Working Paper, N° 4, février, 2018, pp. 1-16.

 

Abstract :

La mise en place de dynamiques interrégionales dans le Global South a participé à la mutation de la physionomie de la scène internationale dès le début du XXIe siècle, offrant ainsi aux régions du Sud de nouveaux espaces de socialisation et de dialogue.

Par ailleurs, ces interactions interrégionales Sud-Sud renvoient à une réalité empirique plurielle dont l’étude reste marginalisée au sein de la littérature sur l’interregionalisme.

Dès lors, la présente contribution s’interroge sur l’usage et la pratique qui est fait de l’espace inter régional dans le Global South et questionne la mise en place d’un cadre conceptuel capable de mettre en lumière les différents enjeux et logiques qui structurent lesdits processus ineterregionaux.

En soulignant le paradoxe épistémologique qui caractérise l’analyse des processus interrégionaux au Sud, à savoir le fait de rassembler des réalités plurielles et à la fois de manquer de cadre d’analyse susceptible d’aborder les enjeux de cet usage spécifique, cette contribution se penche sur le cas des relations interrégionales afro-sud-américaines.

Ainsi, à partir de cette étude de cas, il est présenté une approche éclectique qui vise à intégrer le concept de Coopération Sud-Sud dans l’étude desdits processus notamment à travers la notion d’interrégionalisme Sud-Sud.

 

Mots clés : interrégionalisme Sud-Sud ; coopération Sud-Sud ; Amérique du Sud ; Afrique.

Ce quatrième numéro de CEFIR Working Paper 2018 est disponible en pièce jointe.


A propos de l'auteur :

Martine Colette Mvengou Cruzmerino est doctorante au Center for International Relations Studies (CEFIR) de la Faculté de Droit, de Science politique et de Criminologie de l’Université de Liège (ULiège). 


13/11/2017  

Vincent Bricart, « Le Congrès américain et les pouvoirs de guerre : de la théorie à la pratique », CEFIR Working Paper, N° 3, Novembre 2017, pp. 1-19.


Nouvelle publicationVincent Bricart, « Le Congrès américain et les pouvoirs de guerre : de la théorie à la pratique », CEFIR Working Paper, N° 3, Novembre  2017, pp. 1-19.


Abstract :

Le jeudi 6 avril 2017, le président américain Donald Trump a ordonné le lancement d’une série de bombardements contre un certain nombre de bases militaires du régime du président Bachar Al-Assad en Syrie. Cette décision est intervenue en répression de l’usage par les forces armées du dirigeant syrien d’armes chimiques contre des populations civiles. Cette intervention unilatérale fut décidée et mise en place par le gouvernement sans que le Congrès américain soit informé ou consulté au préalable. Bien que cette opération ait reçu un soutien public majoritaire de la part des membres du Congrès, certaines voix se sont élevées pour affirmer que cet acte allait à l’encontre de la Constitution du pays, le président n’ayant pas eu l’autorisation du Congrès pour mener ces bombardements.

L’opposition aux États-Unis entre le Congrès et le président sur l’emploi de la force militaire n’est pas nouvelle. Elle fait partie des débats publics récurrents au sein de la société américaine depuis le début de la guerre froide. Cependant le Congrès a-t-il vraiment la légitimité de contester l’autorité du président dans ce domaine ? Le président étant le chef des armées aux États-Unis, est-il légal pour le Congrès américain de s’opposer à lui ? Et surtout, dispose-t-il réellement de moyens lui permettant de limiter l’usage que fait le chef de l’État de ses prérogatives militaires à l’étranger ?

Afin de répondre à ces interrogations, la présente analyse va s’attacher à identifier de manière théorique et pratique l’usage de la force militaire dans la politique étrangère des États-Unis d’Amérique et tentera de déterminer si les élus du Congrès américain ont la capacité de contrôler l’usage par le chef de l’État de la force armée hors des frontières du pays.

À cette fin, cette étude entendra dans un premier temps dresser le portrait de la répartition complexe des compétences de guerre aux États-Unis. Par la suite, nous tenterons de déterminer l’influence de l’opinion publique sur les élus du Congrès dans ce domaine. Enfin, nous analyserons les différents moyens par lesquels le Congrès entend influencer le déroulement des opérations militaires à l’étranger. Nous chercherons par ailleurs à déterminer l’efficacité ou non de ces derniers à travers trois évènements spécifiques durant lesquels l’usage de la force militaire des États-Unis a été appliqué au cours des vingt dernières années. Ces trois périodes étant la guerre en Irak sous George Bush Junior, l’intervention américaine en Libye de 2011 et les débats ayant eu lieu aux États-Unis en 2013 sur la possibilité d’une intervention en Syrie.

Ce trosième numéro de CEFIR Working Paper 2017 est disponible en pièce jointe.


A propos de l'auteur :

Vincent Bricart est politologue. Il est titulaire d’un master en Science Politique/Relations internationales à l’ULiège. 


01/03/2017  

Cindy Regnier, « Russie – Venezuela : l’alliance stratégique à l’épreuve des faits », CEFIR Working Paper, N° 2, Mars 2017, pp. 1-15.


Nouvelle publication: Cindy Regnier, « Russie - Venezuela : l'alliance stratégique à l'épreuve des faits », CEFIR Working Paper, N° 2, Mars 2017, pp. 1-15.


Abstract :

Au début du XXIème siècle la Russie de Vladimir Poutine se rapproche du Venezuela de Hugo Chavez, ce rapprochement est souvent considéré par les observateurs comme une réponse aux agissements américains dans le voisinage de la Russie. Ainsi une alliance stratégique se mettrait en place dans le but de contrecarrer la prédominance américaine aux alentours de la Russie mais aussi et plus largement sur la scène internationale. Néanmoins et à l'écart de ces considérations, nous soutenons que ce rapprochement est sous-tendu par une volonté de satisfaire les intérêts du Kremlin et cela au détriment du Venezuela si nécessaire. Ainsi, ce ne serait pas une alliance idéologique pérenne comme cela a pu exister lors de la guerre froide qui se crée entre ces deux acteurs mais plutôt une coopération ad hoc en fonction des intérêts de Moscou. Pour soutenir cette proposition, nous revenons sur les différents aspects de leurs relations pour en montrer la fragilité. Ce sont donc les relations qu'entretiennent les deux acteurs avec les États-Unis qui seront abordées avant de se pencher sur le commerce d'armes, la coopération dans les domaines militaires et du pétrole et enfin leur coopération pour la création d'un monde multipolaire.C'est sous le ministre des Affaires étrangères Evgueni Primakov, lors de la présidence de Boris Eltsine, que la Russie, après une phase de rapprochement avec l'Occident, commence à renforcer ses liens avec les autres régions du monde. Au début des années 2000, certains observateurs voient se mettre en place une relation privilégiée entre la Russie de Poutine et le Venezuela de Chavez. Un parallèle est vite établi entre ce rapprochement et les tensions qui naissent entre les États-Unis et la Russie. L'intégration d'anciens pays satellites de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) dans l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) , la sortie unilatérale des États-Unis du traité sur les missiles antibalistiques (ABM) ainsi que la présence de la flotte américaine dans la mer noire amènent Dmitri Trenin, directeur du centre Carnegie à Moscou, à affirmer que le rapprochement russe avec le Venezuela aurait pour but d'envoyer à Washington le message : « Get off my back ». D'après le site Open Source Center, lié aux services de renseignement américain, « Moscow considers the formation of such a union [de la Russie avec le Venezuela, Cuba et le Nicaragua] a worthy response to U.S. activity in the former Soviet Union and the placement of missile defenses in Poland and the Czech Republic ».


Ce deuxième numéro de CEFIR Working Paper 2017 est disponible en pièce jointe.


A propos de l'auteur :

Cindy Regnier est doctorante au Center for International Relations Studies (CEFIR) du Département de Science politique de l'Université de Liège (ULg). Sa thèse de doctorat porte sur les pays (ré)émergents, les organisations régionales sécuritaires et l'influence des interprétations géopolitiques concurrentes. Ses domaines de recherches sont : les relations de l'OTAN avec la Russie, le poststructuralisme et l'influence de la géopolitique.


19/12/2016  

Jacques Ténier, « Intégration, désintégration : à la recherche du sens d’un rapprochement régional », CEFIR Working Paper, N° 1, décembre 2016, pp. 1-15.


Nouvelle publication : Jacques Ténier, « Intégration, désintégration : à la recherche du sens d'un rapprochement régional », CEFIR Working Paper, N° 1, décembre 2016, pp. 1-15.

 

Abstract:

En 2016, le peuple britannique a voté en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, inversant ainsi un cycle d'élargissements de cet espace organisé, de plus de quarante ans. A ce jour, nul ne sait les conditions dans lesquelles le retrait se fera, ni à quel point l'ancien Etat membre demeurera politiquement et économiquement intégré avec ses voisins. Après le refus en 2005 des peuples français et néerlandais d'approfondir l'intégration qui leur était proposée, la défection britannique semble amorcer un mouvement de désintégration de l'espace régional progressivement constitué. Encore faut-il s'entendre sur le sens des mots, intégration, désintégration, régional. Or, il apparaît qu'ils sont souvent employés pour décrire des réalités ou des ambitions différentes. Alors que les plaques politiques et économiques du monde se déplacent vigoureusement, un détour par l'histoire, par la géographie et par une anthropologie politique, est nécessaire pour approcher les enjeux de la régionalisation, non seulement en Europe mais aussi dans les autres espaces continentaux et maritimes.  

Ce premier numéro de CEFIR Working Paper 2016 est disponible en pièce jointe.


A propos de l'auteur :    

Jacques Ténier est enseignant associé à l'Université Rennes II et à l'Institut d'études politiques (IEP) de Rennes. Il a enseigné les intégrations et coopérations régionales en Amérique du Sud, en Afrique occidentale et australe ainsi qu'en Asie méridionale et orientale. Il est l'auteur de nombreuses publications sur la question du régionalisme international.

 

 

 

Page mise à jour le 24/02/2018